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Le secret des “zones bleues”

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Le secret des “zones bleues”

Il existe dans le monde cinq régions appelées les « zones bleues ». Elles correspondent aux cinq lieux où se concentrent un nombre élevé de personnes centenaires et en excellente santé. Ces lieux où l’on semble vivre à l’abri des maladies dégénératives et des aléas du temps ont un air de paradis !
Le nom qu’on leur donne vient de la première découverte de leur existence : Gianni Pes, un universitaire italien, et le démographe belge Michel Poulain dessinèrent la zone en question sur une carte, à l’encre bleue.

Les cinq zones bleues recensées à ce jour 

  • La première a été découverte en Sardaigne en 2000, dans la province montagneuse de Nuoro. Elle a une très forte concentration de centenaires. Les hommes et les femmes y ont la même espérance de vie.
  • La seconde se situe sur l’île grecque d’Ikaria, qui a le plus bas taux de maladies dégénératives.
  • La troisième est la péninsule de Nicoya, au Costa Rica qui compte une forte concentration de centenaires.
  • La quatrième est américaine : c’est une communauté religieuse d’Adventistes du septième jour. Leur espérance de vie est de 10 ans supérieure à la moyenne américaine.
  • La cinquième est l’île d’Okinawa, au Japon : l’espérance de vie en bonne santé après 70 ans y est la plus élevée ; c’est là qu’on a observé le record de centenaires.

Quelques observations sur ces lieux où l’on vieillit si bien

Quel est le secret de ces centenaires ? Comment échappent-ils à ces maladies qui sont dans le reste du monde l’une des principales causes de mortalité ?

En Sardaigne, la zone bleue se situe dans une région montagneuse, donc difficile d’accès : pour vivre heureux, vivons cachés ! Cette situation a empêché les flux de population et diminué la diversité du patrimoine génétique.
Les chercheurs n’ont pas trouvé de réponses dans les gènes des Sardes. C’est donc grâce à l’environnement et au style de vie que la zone bleue s’est développée. Bon nombre des centenaires de cette région sont des bergers ou fermiers : ils ont vécu toute leur vie au grand air, et pratiquent une activité physique quotidienne, mais pas intense. Leur alimentation est très majoritairement locale.
Enfin, les centenaires interrogés sur leurs secrets de longévité ont mis l’accent sur leur vie sociale. Dans cette région, pas de maisons de retraite mais des liens familiaux maintenus qui garantissent un bien-être mental jusqu’à 100 ans et plus !

À Okinawa, au Japon, les habitants ont atteint un record statistique de longévité. Là aussi, la population a adopté une alimentation plutôt végétale et restreinte. Elle suit ainsi un enseignement confucéen qui préconise de n’être rassasié qu’à 80 % à la fin d’un repas.
On a pu observer que la majorité des centenaires a cultivé un jardin potager toute sa vie, ainsi qu’une activité physique modérée. Ces centenaires conservent des liens sociaux et familiaux forts, et tiennent à rester actif : il est important pour eux de donner un sens à leur vie, autrement dit d’avoir une raison de se lever le matin. Là encore, c’est une garantie de bien-être psychologique.

Au Costa Rica, la zone bleue se situe dans une région isolée. Dans cette région, le cancer tue 23% moins qu’ailleurs dans le pays. La population est très active physiquement, les liens familiaux et la foi religieuse sont au centre de leur vie.

La zone bleue américaine se situe en Californie du Sud. Cette communauté religieuse rassemble 9000 membres. La plupart sont végétariens, non fumeurs, et ne boivent pas d’alcool. Là encore, le cancer et les maladies cardiovasculaires (dont meurent les deux tiers des Américains) touchent bien moins que la moyenne nationale. Ils sont bien évidemment très croyants, vivent en communauté et sont physiquement actifs.

Enfin, la zone bleue grecque se trouve sur une île de la mer Égée : un habitant sur trois y atteint l’âge de 90 ans. Là aussi, la région est isolée. Les habitants cultivent pour la plupart un jardin potager, et mangent peu de viande et peu de sucre. Majoritairement orthodoxe, la population suit des périodes de jeûne : cette restriction calorique ralentit le processus de vieillissement.

Que pouvons-nous en retenir ?

Que nous dit l’existence de ces zones ? C’est à cette question qu’a voulu répondre le canadien Dan Buettener, en théorisant le phénomène des zones bleues. À la suite de Gianni Pes et Michel Poulain, il a résumé en neuf points les comportements et habitudes qui expliqueraient la longévité exceptionnelle des habitants de ces zones.

  • Une activité physique régulière, mais modérée : c’est-à-dire, avoir une vie active sans excès de sport, en se déplaçant principalement à pieds par exemple.
  • Un lieu de vie sauvage, peu urbanisé, proche de la nature.
  • Un stress réduit.
  • Une alimentation faible en calories : ces populations consomment peu de viande, une fois par semaine et les jours de fête.
  • Un régime alimentaire naturel composé de produits agricoles, surtout végétaux, peu transformés.
  • Une consommation d’alcool raisonnée.
  • Une vie spirituelle ou une pratique religieuse : quelque chose qui donne du sens.
  • Des liens familiaux développés.
  • Des échanges sociaux, relationnels de voisinage, quotidiens.

Les zones bleues ne sont pas riches en fontaines de jouvence, mais elles ont donc quelques points communs. Tout d’abord, elles ont prospéré un peu à l’écart du monde. Si ce n’est en parfaite autarcie, les habitants des zones bleues vivent majoritairement en circuit fermé tant sur le plan social qu’alimentaire.

Ensuite, ces régions sont ensoleillées et aérées. Elles ont connu peu de migrations ou colonisations. Les populations vivent dans une système familial proche du clan : les liens familiaux et sociaux sont forts. Leur démographie est restée stable et leur économie repose essentiellement sur le local et les circuits fermés.
Ces caractéristiques se sont vérifiées dans chacune des zones bleues, dont les habitants ont tous en commun de mener une vie très saine.

Dan Buettener est persuadé que ce phénomène n’est pas du à une sorte de miracle, réservé à quelques zones bénies des dieux. Mais au contraire, qu’il est transposable partout ailleurs. Les neuf comportements qui favorisent la longévité et la bonne santé ne sont pas difficiles à mettre en place : à nous de changer notre mode de vie !

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